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Latest feed-entries as of 21 May 2013, 8:10am local time (just updated):

Facebook Wall de Parvis des Gentils

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May 16
12:25

Titre-lien: Dans une réécriture singulière,...

Auteur: Parvis des Gentils

Dans une réécriture singulière, Giorgio Pressburger, écrivain italien d’origine hongroise, lui-même marqué par l’Histoire, propose une «adaptation» de l’Enfer de Dante aux tragédies du XXème siècle. [Giorgio Pressburger, « Dans l’obscur royaume ». Traduction de Marguerite Pozzoli. Actes Sud (2011)]

« Mon existence ne me satisfait pas, non… Je ne vois pas de but dans cette présence au monde. Enfant, je rêvais d’agiter une épée au-dessus de l’autel du temple, d’être le nouveau David. Aujourd’hui, je dois errer encore et encore en quête de cette Terre promise que je ne trouve nulle part. Je suis ici, mais à quoi bon, pourquoi souffrir, jouir un peu, puis souffrir ? Qu’est-ce qui m’attend, au-delà de tout ceci ? »
Les tourments, les remords et l’interrogation du narrateur nous entraînent dans une quête du sens de l’existence et de la mort, jusqu’au plus profond des enfers…

L’auteur vient d'achever sa réécriture de la "Comédie Divine" par la publication « Storia umana e inumana » (en italien, 16 mai 2013) . Interrogé par le quotidien italien « Avvenire », "comment peut-on réécrire la « Comédie » sans croire en Dieu ?", il répond « dans l’ouvrage j’affirme souvent n’avoir aucune certitude. Mais c’est justement parce que je n’ai pas de certitude que je n’exclue aucune possibilité. Et encore moins celle de Dieu qui est le possible de tous les possibles. »


« La Barque de Dante ou Dante et Virgile aux enfers », par Eugène Delacroix (1822), Musée du Louvre

May 15
12:23

Titre-lien: « L’art, pour moi, est une ouverture...

Auteur: Parvis des Gentils

« L’art, pour moi, est une ouverture sur l’infini. C’est le Père Couturier qui disait : « les artistes sont les témoins de l’invisible ». Et, heureusement qu’il y a le texte de Jean-Paul II pour les artistes, heureusement que c’est venu ça… je le recommande à tout le monde, surtout aux artistes. Il nous donne une place reconnue, il dit des choses merveilleuses… Donc l’artiste est quelqu’un qui ouvre sur l’infini. Nous sommes des êtres humains dont le péchés, pas mignon mais grave, est de se concocter une vie avec une certaine pensée nette, décisive et intouchable. Alors que la vraie c’est toujours une ouverture sur autre chose de plus grand. Donc on construit sa petite forteresse et on ne veut pas en bouger, et surtout pas être dérangé. Alors que c’est en acceptant autre chose, d’être bousculer, de ne pas se bloquer dans une idée fixe… que ceci est comme ça et pas autrement. Et alors à ce moment-là on s’aperçoit que l’on a une dimension… pas d’éternité mais de sans fin, sans fin. L’être humain est capable de choses somptueuses, les gens sont doués pour toutes sortes de choses qui restent enfermées, cachées, qui ne sont jamais mis à jour quel dommage ! »

Interview de Michael Lonsdale par KTO (émission V.I.P)

May 15
11:38

Titre-lien: "Quelle que soit l'évolution...

Auteur: Parvis des Gentils

"Quelle que soit l'évolution intervenue dans le développement de la tragédie grecque à l'âge classique — une évolution qui voit la prédominance du destin céder le pas au débat de la conscience humaine —, le sacré y est présent, exprimé notamment par la voix du chœur qui commente les actes, s'en lamente ou s'en félicite, invoque toujours implicitement les puissances d'En-Haut, lesquelles offrent une figure distante et intransigeante, d'où la tension dramatique. Par ce biais, l'humain se mesure à l'aune du divin ; la condition des mortels est appréhendée à la lumière de celle des dieux.
La mort, ici, s'affiche comme la ligne indépassable, et dans le même temps, paradoxalement, comme l'espoir même du dépassement. Elle s'offre en effet comme l'unique chance d'une transfiguration. Sous-jacent à toutes les tragédies demeure le mythe d'Orphée, lequel préfigure la passion du Christ qui hantera l'imaginaire occidental, par-delà toute question de croyance."

François Cheng, Cinq méditations sur la beauté

Photo: "Oedipe à Colone" de Fulchran-Jean Harriet, 1798, Musée de Cleveland

May 15
08:16

Titre-lien: "Je ne crois pas en Dieu, mais j'en...

Auteur: Parvis des Gentils

"Je ne crois pas en Dieu, mais j'en parle tout le temps"
Marguerite Duras
May 14
15:53

Titre-lien: Un "Parvis des Gentils" s'est...

Auteur: Parvis des Gentils

Un "Parvis des Gentils" s'est tenu du 6 au 10 mai à Mexico avec pour thème principal "Laïcité et transcendance":
Un article du "Point" reprend les buts principaux de cette rencontre

http://www.lepoint.fr/societe/au-mexique-le-ministre-de-la-culture-du-pape-appellera-au-dialogue-avec-les-athees-05-05-2013-1663619_23.php


Au Mexique, le "ministre de la Culture" du pape appellera au dialogue avec les athées
www.lepoint.fr
Le
May 13
12:37

Titre-lien: Si l'on chante un dieuSi l'on...

Auteur: Parvis des Gentils

Si l'on chante un dieu

Si l'on chante un dieu,
ce dieu vous rend son silence.
Nul de nous ne s'avance
que vers un dieu silencieux.

Cet imperceptible échange
qui nous fait frémir,
devient l'héritage d'un ange
sans nous appartenir.

Rainer Maria RILKE (1875-1926) In « Les vergers » (1926)

May 13
08:34

Titre-lien: "Cette foi, la République la (=...

Auteur: Parvis des Gentils

"Cette foi, la République la (= la foi) reconnaît comme profondément légitime. Mais elle affirme, dans un même mouvement, que la foi renvoie à des interrogations personnelles, qu’elle ne peut être qu’une réponse individuelle à ce « silence du monde » dont parlait Albert CAMUS. Croire – ou ne pas croire – relève de l’intime. Et pour vivre pleinement sa foi, tout croyant bénéficie d’un cadre : la laïcité. Je veux en parler, aujourd’hui, car je sais combien vous l’avez toujours défendue. La laïcité n’est pas la négation du fait religieux mais simplement une séparation claire entre ce qui relève du spirituel et du temporel.

La laïcité est, certes, une réponse de nature juridique, mais elle est, d’abord et avant tout, une réponse politique. Politique au sens le plus noble du terme, c’est-à-dire le gouvernement harmonieux de la Cité des Hommes. La laïcité, c’est, enfin, la réconciliation entre ces deux aspirations qui animent l’humanité, à savoir le présent et l’infini. Le présent nous conduit à développer toutes les capacités inscrites en nous, à œuvrer pour le développement et la prospérité matérielle, à construire et édifier nos institutions humaines, à favoriser le progrès social, scientifique, sociétal ; par la loi et les choix démocratiques qui s’imposent à tous. L’infini est cette soif de valeurs spirituelles, ce désir d’absolu, une forme de mystère aussi.

Le temporel et le spirituel sont nécessairement appelés à cohabiter, à vivre dans la concorde et dialoguer au nom d’une belle valeur : la tolérance."

Discours prononcé à Lyon par Manuel VALLS, au Premier synode national de l'Eglise protestante unie de France, le 11 mai 2013
May 10
11:32

Titre-lien: Camus a participé à un «...

Auteur: Parvis des Gentils

Camus a participé à un « Parvis des Gentils », ante litteram, en 1948, l’année suivante il publiait « La Peste ». Il fut invité à s’exprimer dans le couvent dominicain de La Tour-Maubourg à Paris. Le texte de son intervention a été publié dans le recueil de l’ensemble de ses œuvres par la Pléiade. J’ai voulu reprendre un court passage de ce texte, que je vous lis en guise de conclusion, avec une autre de ses citations. Il y a tellement de choix … j’en ai relevé beaucoup. De fait, Camus est un auteur qui spontanément éveille la curiosité de celui qui désir comprendre tout l’argumentaire du non croyant qui pose, lui aussi, les questions fondamentales de l’existence. Il disait donc à ces dominicains : «le monde d'aujourd'hui réclame des chrétiens qu'ils restent des chrétiens. L'autre jour, à la Sorbonne, s'adressant à un conférencier marxiste, un prêtre catholique disait en public que, lui aussi, était anticlérical. Eh bien ! Je n'aime pas les prêtres qui sont anticléricaux pas plus que les philosophies qui ont honte d'elles-mêmes. Je n'essaierai donc pas pour ma part de me faire chrétien devant vous. Je partage avec vous la même horreur du mal. Mais je ne partage pas votre espoir et je continue à lutter contre cet univers où des enfants souffrent et meurent. »

Extrait du commentaire sur la pièce "Les Justes" de Camus par le Cardinal Ravasi, en l'église du Gesù à Rome (15 février 2013)

May 7
13:42

Titre-lien: Le "Parvis des Gentils" sera à...

Auteur: Parvis des Gentils

Le "Parvis des Gentils" sera à Marseille du 5 au 8 juin 2013 !!

Rendez-vous sur le site du "Parvis du Coeur", organisé dans le cadre de "Marseille-Provence 2013 • Capitale Européenne de la Culture 2013"


Parvis du Coeur | 3-8 juin 2013
parvisducoeur.fr
May 7
08:55

Titre-lien: « "Il n'y a pas de place...

Auteur: Parvis des Gentils

« "Il n'y a pas de place pour le mot je dans un ouvrage de physique", ou de chimie, et d'autre part il est bien certain que Dieu n'appartient pas au monde des choses, ou des idées, au monde des objets "que nous pouvons saisir, manier, et même essayer de contrôler" », de tout ce que notre intelligence est capable de dominer. Il est bien sûr que si, dans l'univers, il ne se trouve que des « objets », entièrement saisissables et décomposables par l'analyse, et jamais de sujets, — jamais d'êtres, — l'attitude de l'homme en face de cet univers ne peut être à aucun degré ni de contemplation, ni de prière, ni de foi ; elle ne pourrait l'être que « par réminiscence nostalgique et vaine d'une époque pré-scientifique, irréversiblement dépassée ».
Mais cette « mort de Dieu » serait aussi la mort de l'homme : sujet de cette science qui ne peut concevoir de sujet, l'homme ne serait plus..."

Henri de Lubac in "Athéisme et sens de l'homme". Il reprend ici des réflexions d'Etienne Borne
May 6
16:36

Titre-lien: Après une première rencontre inaugurale...

Auteur: Parvis des Gentils

Après une première rencontre inaugurale à Bologne au printemps 2011, Le « Parvis des Gentils » retourne à Bologne pour y rencontrer Jean-Jacques Rousseau (1712-1778). « Cette rencontre de Bologne est la première d’une série par laquelle nous proposerons, dans l’idéal du « Parvis des Gentils », la « participation » de grandes figures dont la pensée est encore présente de nos jours. » Le philosophe genevois aimait se confronter à ses contemporains, parmi eux Voltaire. Au centre des débats seront évoqués la « vision de Dieu chez Rousseau », le corpus de ses Œuvres complètes (récemment rééditées), et son influence sur la modernité en matière d’éducation, de foi, de démocratie, et de droit. De nombreuses personnalités de la culture et du monde universitaire de Bologne seront présentes. Le cardinal Poupard, président émérite du Conseil Pontifical de la Culture, rendra, notamment, hommage au philosophe qui « de fait vivait une religion à la carte » mais qui aujourd’hui encore « nous permet de nous questionner en notre âme et conscience ». Rousseau sera suivit très prochainement, du 5 au 8 juin, à Marseille, avec une rencontre qui permettra lieu de dialogue entre Camus et Ricœur, tous deux nés il y a cent ans.

May 6
14:30

Titre-lien: L'actu du Parvis des Gentils! Après...

Auteur: Parvis des Gentils

L'actu du Parvis des Gentils! Après l'hiver, voici venu le temps des beaux jours et des nouvelles rencontres...


Le « Parvis des gentils » va faire escale au Mexique | La-Croix.com
www.la-croix.com
Ce forum original de dialogue avec athées et agnostiques lancé par Benoît XVI il y a deux ans se déroulera pour la première fois en Amérique Latine, où le cardinal Gianfranco Ravasi, se rendra du 6 au 10 mai.
May 3
08:20

Titre-lien: "Cet être réel, de chair,...

Auteur: Parvis des Gentils

"Cet être réel, de chair, de passions, de pulsions et de désir de puissance n'est pas réductible à ses équations biologiques ; sa soif de connaître et de comprendre ne s'arrête pas aux limites de ce qui peut être énoncé sous une forme rationnellement vérifiable et réfutable. Il désire savoir "comment?" mais continue à se demander "pourquoi?". Physique et métaphysique sont de la sorte pour lui deux voies ouvertes de poursuite de la vérité. L'homme qui est engagé dans une semblable quête s'est auparavant édifié lui-même au contact des siens, il s'est constitué un monde intérieur qu'habite ou que n'habite pas l'idée de la transcendance, cette idée lui appartient. Elle est une réalité anthropologique et, dès lors qu'elle ne prétent nullement ni s'imposer au monde ni connaître sa nature mieux que ceux qui s'efforcent d'en percer les lois, elle participe à la richesse humaine."

Axel Kahn, président de l'université Paris-Descartes. "La quête de la vérité et de la voie bonne" In Lumières, religions et raison commune (Bayard, 2012)
May 2
16:33

Titre-lien: "L'art authentique est en soi...

Auteur: Parvis des Gentils

"L'art authentique est en soi une conquête de l'esprit ; il élève l'homme à la dignité du Créateur, fait jaillir des ténèbres du destin un éclair d'émotion et de jouissance mémorable, une lueur de passion et de compassion partageable. Par ses formes toujours renouvelées, il tend vers la vie ouverte en abattant les cloisons de l'habitude et en provoquant une manière neuve de percevoir et de vivre. (...)
Dans tous ces domaines, le génie dont l'homme est doté a pu atteindre son plus haut degré d'expression. C'est que l'art est toujours la cristallisation d'un « ici et maintenant » apparemment provisoire, l'élévation d'une présence dans le temps comme avènement. Par les formes réalisées qui réactivent la grande rythmique, il est pour l'homme le moyen suprême de défier le destin et la mort.

Photo: Basilique St François à Assise

May 2
09:31

Titre-lien: « Le Dieu vivant qui se révèle...

Auteur: Parvis des Gentils

« Le Dieu vivant qui se révèle à l’homme vivant ne se trouve ni à force de raisonnement ni au bout d’une lorgnette. Croyant ou non croyant, il faut se méfier d’un pur intellectualisme, évasion du réel et de l’action. Croyant ou non croyant il faut se méfier de l’impérialisme de la raison. Livrée à sa seule puissance, la raison se croit capable de tout , de tout embrasser, de tout maîtriser. Ce qui m’a sauvée, c’est de me heurter aux limites de la raison et, finalement, d’y consentir »

Soeur Emmanuelle (1908-2008), "Vivre à quoi ça sert?"

Apr 26
11:26

Titre-lien: « Le critère de la Beauté,...

Auteur: Parvis des Gentils

« Le critère de la Beauté, celui-là, et c’est le seul, c’est cette rencontre avec cette Beauté qui est quelqu’Un, avec cette Présence, avec cette Vie, avec cette Personne que toute œuvre d’art exprime et nous rend présente : cette Beauté qui est au centre des œuvres d’art et qui les dépasse toutes infiniment, car elle est à jamais inexprimable. Elle demeure un mystère insondable que nous rencontrons pourtant chaque fois que nous sommes en contact avec une œuvre d’art digne de ce nom. »

P. Maurice Zundel (1897-1975)


Peinture : Georges de la Tour (1593-1652), La Madeleine aux deux flammes

Apr 26
08:49

Titre-lien: « Qu’est-ce donc que ce Dieu...

Auteur: Parvis des Gentils

« Qu’est-ce donc que ce Dieu ? J’ai interrogé la terre et elle m’a dit : « je ne suis point Dieu. » Tout ce qui s’y rencontre m’a fait le même aveu. J’ai interrogé la mer et ses abîmes, les êtres vivants qui s’y meuvent, et ils m’ont répondu : « Nous ne sommes pas ton Dieu ; cherche au-dessus de nous. » J’ai interrogé les vents qui soufflent, et l’air tout entier avec ses habitants m’a dit : « Anaximène se trompe, je ne suis point Dieu. » J’ai interrogé le ciel, le soleil, la lune et les étoiles : « Nous ne sommes pas davantage le Dieu que tu cherches », m’ont-ils déclaré. Alors j’ai dit à tous les êtres qui assaillent mes sens : « Entretenez-moi de mon Dieu, puisque vous ne l’êtes point ; dite-moi quelques chose de lui. » Ils m’ont crié d’une voix éclatante : « c’est Lui qui nous a créés. » Pour les interroger, je n’avais qu’à les contempler ; et leur réponse, c’était leur beauté. »

Saint Augustin, Les Confessions


Peinture : Fra Angelico (1387-1455), La conversion de saint Augustin

Apr 25
10:01

Titre-lien: Quand Charles Péguy parle du «...

Auteur: Parvis des Gentils

Quand Charles Péguy parle du « nous », l’ensemble de l’humanité

« Etoile du matin, inaccessible reine,
Voici que nous marchons vers votre illustre cour,
Et voici le plateau de notre pauvre amour,
Et voici l’océan de notre immense peine.
Un sanglot rôde et court par-delà l’horizon.
A peine quelques toits font comme un archipel.
Du vieux clocher tombe comme une sorte d’appel.
L’épaisse église semble une basse maison.
Ainsi nous naviguons vers notre cathédrale.
De loin en loin, surnage un chapelet de meules,
Rondes comme des tours, opulentes et seules
Comme un rang de châteaux sur la barque amirale.
Deux mille ans de labeur ont fait de cette terre
Un réservoir sans fin pour les âges nouveaux.
Mille ans de votre grâce ont fait de ces travaux
Un reposoir sans fin pour l’âme solitaire. »

Charles Péguy (1873-1914), Notre Dame de Chartres

Apr 24
09:26

Titre-lien: Emblématique restera sans nul doute...

Auteur: Parvis des Gentils

Emblématique restera sans nul doute le dialogue qu’engagea, à distance, Emil Cioran (1911-1995), de l’école pessimiste et nihiliste, avec le théologien Petre Tutea, lui aussi romain. Ce dernier n’abandonna jamais sa terre natale, malgré treize années passées dans les geôles de Ceausescu, et encore moins sa foi, à tel point qu’il écrivit à Cioran : « Sans Dieu l’homme demeure un pauvre animal, raisonnant et parlant, qui ne vient de nulle part, et va on ne sait où ». En réalité, son interlocuteur n’était pas strictement athée, ni agnostique, tant et si bien qu’il lui proposa aux théologiens sa méthode pour démontrer l’existence de Dieu : la voie esthétique. Dans « Des larmes et des saints » (1937), il écrivait : « Quand vous écoutez Bach, vous voyez naître Dieu (…) Après avoir écouté un oratorio, une cantate ou une « Passion », Dieu « doit » exister (…) Penser que tant de théologiens et de philosophes ont passé des nuits et des jours à chercher les preuves de l’existence de Dieu, oubliant la seule et l’unique ! »

La figure d'Emil Cioran a été un des piliers de la rencontre du "Parvis des Gentils" de Bucarest, les 11 et 12 octobre 2011.


Bach: Erbarme dich, mein Gott (Matthäuspassion) - Galou (Roth)
'Erbarme dich, mein Gott' Aria for contralto, solo violin, strings (2 violins and 1 viola) and basso continuo From the oratorio 'Matthäuspassion', BWV 244 Li...
Apr 24
08:17

Titre-lien: « L’univers m’embarrasse,...

Auteur: Parvis des Gentils

« L’univers m’embarrasse, et je ne puis songer / Que cette horloge existe et n’ait point d’horloger. » Voltaire
Apr 22
17:09

Titre-lien: « Les premières causes du mouvement...

Auteur: Parvis des Gentils

« Les premières causes du mouvement ne sont point dans la matière ; elle reçoit le mouvement et le communique, mais elle ne le produit pas. Plus j’observe l’action et la réaction des forces de la nature agissant les unes sur les autres, plus je trouve que, d’effets en effets, il faut toujours remonter à quelque volonté pour première cause ; car supposer un progrès de causes à l’infini, c’est n’en point supposer du tout. En un mot, tout mouvement qui n’est pas produit par un autre ne peut venir que d’un acte spontané, volontaire ; les corps inanimés n’agissent que par le mouvement, et il n’y a point de véritable action sans volonté.

Voilà mon premier principe. Je crois donc qu’une volonté meut l’univers et anime la nature. Voilà mon premier dogme, ou mon premier article de foi. »

Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), «Profession de foi du vicaire savoyard » in « L’Emile, ou de l’éducation » (1762)

Apr 19
11:56

Titre-lien: « La religion invite à un engagement...

Auteur: Parvis des Gentils

« La religion invite à un engagement extérieur. La spiritualité, à un engagement intérieur. Mais en se séparant avec raison du religieux, la laïcité a fait l’erreur d’exclure la spiritualité alors qu’en soi l’un n’exclut pas l’autre. »

Annick de Souzenelle
Apr 19
11:28

Titre-lien: Quelques strophes de Verlaine dans son recueil...

Auteur: Parvis des Gentils

Quelques strophes de Verlaine dans son recueil "Sagesse" après sa sortie de prison

"Je suis la douceur qui redresse,
J'aime tous et n'accuse aucun,
Mon nom, seul, se nomme promesse.

Je suis l'unique hôte opportun,
Je parle au Roi le vrai langage
Du matin rose et du soir brun ;

Je suis la Prière et mon gage
C'est ton vice en déroute au loin,
Ma condition : Toi, sois sage."
Apr 19
08:43

Titre-lien: "Un peu de foi éloigne de Dieu,...

Auteur: Parvis des Gentils

"Un peu de foi éloigne de Dieu, beaucoup de science y ramène."

Citation de Francis Bacon (1561-1626) ; Essais - 1625.
Apr 18
11:01

Titre-lien: “Il est une chose curieuse, à...

Auteur: Parvis des Gentils

“Il est une chose curieuse, à plus forte raison si l'on est athée, c'est la présence du mot « Dieu » dans notre langue. Quand j'affirmerais la non-existence de Dieu, je serais toujours forcé d'affirmer en même temps l'existence obstiné de ce signifiant. Un signifiant étrange, d'ailleurs, de par sa manière même de signifier. Je ne dis pas « Dieu » comme je dis « arbre ». Je peux pointer du doigt un arbre. Je peux cerner l'idée de vivant végétal. En l'espèce, le référent et le signifié ne me sont pas si obscurs. Mais avec « Dieu », c'est autre chose. Cela ressemble à de la musique.
La musique signifie, mais on ne sait pas quoi. Elle nous transporte, mais on ne sait pas où. Elle renvoie à quelque merveille insaisissable, opère une révélation incessante, jamais achevée, et même tournant court : le rideau se lève sur de nouveaux voiles, l'élévation finit par nous lâcher, pas moins lourds, sur notre siège. La transcendance entraperçue retombe comme un soufflet. Il en va de même avec toute chose belle. C'est d'un éclair obscur qu'elle nous foudroie. Elle parle à notre cœur mais nous ne comprenons pas, et cette incompréhension peut nous faire mal dans la joie même qu'elle nous procure.”
Fabrice Hadjadj, Comment parler de Dieu aujourd’hui ?

Photo: Retable des anges musiciens de l'église Saint Maurice à Fribourg

Apr 18
08:08

Titre-lien: Le dialogue ne pose pas de problème,...

Auteur: Parvis des Gentils

Le dialogue ne pose pas de problème, mais le vrai problème c’est la culture du nihilisme, la négation de la question du sens.

« Nous sommes peut-être justement aujourd'hui au temps du nihilisme accompli, parce que l'époque est marquée par l'organisation technique du monde, qui veut imposer une «forme» à l'homme lui-même. C'est une époque de « techno-nihilisme », temps de domination technocratique du monde, de la mesure technologique de la vie et des relations. Ce qui est en discussion, ce n'est pas la technique, mais la prétention technocratique de la production du sens au-delà duquel il n'y a rien, d'un sens qui prétend annuler toute autre source de sens : l'art, la morale, la religion. »

Interview Mgr Franco Follo, observateur permanent du Saint-Siège à l'UNESCO
Apr 17
08:32

Titre-lien: “Je ne cherche pas à convaincre...

Auteur: Parvis des Gentils

“Je ne cherche pas à convaincre d'erreur mon adversaire
mais à m'unir à lui dans une vérité plus haute.”

Henri Lacordaire, religieux, journaliste et homme politique français du XIXe siècle
Apr 16
14:05

Titre-lien: Nouveau site internet, à « toutes...

Auteur: Parvis des Gentils

Nouveau site internet, à « toutes les personnes de bonne volonté »… devenez acteurs !

Vendredi 19 avril 2013, jour anniversaire de l’intronisation de Benoit XVI, inspirateur du « Parvis des Gentils », sera mis en ligne le nouveau site internet du « Parvis des Gentils » (www.cortiledeigentili.com). Au programme, une grande nouveauté pour le Vatican : la technologie « uservoice », « innovante plateforme de discussion utilisée également par le Président des Etats-Unis pour ses campagnes électorales ». L’objectif de cette initiative en ligne est « d’offrir la possibilité de participer activement au dialogue en apportant de nouvelles idées et propositions », un dispositif qui s’intègrera dans un système de votes et de commentaires.

Désormais, chacune et chacun d’entre vous êtes invités à faire vivre l’action du « Parvis » !

Apr 16
10:28

Titre-lien: Méditation sur la rencontre entre l’art...

Auteur: Parvis des Gentils

Méditation sur la rencontre entre l’art et la transcendance

Pour Enzo Bianchi, fondateur et prieur de la communauté monastique œcuménique de Bose, « un texte est poétique et vraiment religieux quand il est vraiment poétique ». « Même sans thème sacré et sans références confessionnelles des oeuvres musicales ou poétiques peuvent révéler, un élan mystique incontestable. » :

Dans la scène finale de « Tristan et Iseult » (Wagner), le dernier chant d’Iseult mourrant de chagrin : « Dans la houle des vagues,/dans le flot qui ondule,/dans les sons qui modulent,/dans la respiration de l'univers,/sous le souffle du tout/se noyer,/sombrer/inconsciente/Volupté suprême ! »

Cette de religiosité n’implique aucune indication confessionnelle, il veut seulement exprimer un état d’âme, une émotion quasi religieuse à laquelle un non croyant peut aussi être sensible. Don Enzo Bianchi préfère situer la distinction entre le sacré et le profane car pour lui toute musique qui reflète une inspiration religieuse n’est pas forcément sacrée mais toute musique sacrée est religieuse. « L’inspiration religieuse est universelle, la musique sacrée et la rencontre sacrée entre poésie et musique peuvent être historicisées, mais la musique sacrée et la rencontre poético-musicale sacrée, aussi diverses soient elles, deviennent universellement « parlantes » grâce, à proprement parler, à leur souffle religieux.

Tableau : "Tristan et Iseut" par Rogelio de Egusquiza (1845–1915)

Apr 16
08:48

Titre-lien: "Il paraît évident que l'homme...

Auteur: Parvis des Gentils

"Il paraît évident que l'homme a besoin d'une espérance qui va au-delà. Il paraît évident que seul peut lui suffire quelque chose d'infini, quelque chose qui sera toujours plus que tout ce qu'il peut atteindre (…)
Nous avons besoin des espérances – des plus petites ou des plus grandes – qui, au jour le jour, nous maintiennent en chemin. Mais sans la grande espérance, qui doit dépasser tout le reste, elles ne suffisent pas"
Spe Salvi, 30 novembre 2007

Bon anniversaire Benoît XVI !